Une année de stage à Kuala Lumpur | CJEC

Une année de stage à Kuala Lumpur

Découvrez le parcours d’Amandine Durand, qui a fait le choix de réaliser une partie de son stage DEC en Malaisie.

 

Bonjour Amandine, pourriez-vous vous présenter ?

Amandine Durand : Bonjour, je m’appelle Amandine Durand. Après un Master CCA à Lyon, j’ai réalisé mon stage d’expertise comptable de février 2012 à février 2015. Tout d’abord en cabinet puis, pour la dernière année de mon stage, en entreprise à Kuala Lumpur en Malaisie. Je prépare actuellement les épreuves du DEC.

Pourriez-vous nous parler de votre stage et des raisons qui vous ont motivée à partir pour la Malaisie ?

J’ai réalisé les deux premières années de mon stage en France, dans un cabinet lyonnais. Ayant déjà vécu une année en Australie il y a quelques années, je souhaitais partir de nouveau à l’étranger afin d’avoir une réelle expérience professionnelle en anglais. En effet, en Australie, je n’avais travaillé qu’en restauration et service et non pas en comptabilité ou en audit.

J’ai donc tout d’abord orienté mes recherches vers des pays anglophones comme les Etats-Unis ou le Canada. J’avais écarté l’Asie car il était souvent demandé dans les offres d’emploi de maîtriser, en plus de l’anglais, le mandarin ou le japonais selon le pays… ce qui n’est pas mon cas !

J’avais publié mon CV sur le site Civiweb qui regroupe les offres de Volontariat International (VI) et c’est par ce biais qu’un diplômé d’expertise comptable travaillant à Kuala Lumpur m’a contactée. La première fois qu’il m’a appelé et qu’il m’a parlé d’un poste à Kuala Lumpur, j’ai d’abord dû aller vérifier sur Internet dans quel pays se trouvait Kuala Lumpur ! Je n’avais pas envisagé de partir en Asie mais une fois que j’ai consulté l’offre et que j’ai commencé à me renseigner sur le pays, je me suis dit « pourquoi pas ? » et j’ai pensé que cette expérience serait probablement plus dépaysante qu’un poste dans un pays occidental dont la culture est proche de celle de la France.

Quelle langue utilisez-vous au quotidien ? Appréhendiez-vous de travailler dans un univers linguistique et culturel différent ?

Pendant les deux premières années de mon stage, j’ai travaillé avec plusieurs clients qui étaient des filiales de sociétés étrangères et je devais donc régulièrement envoyer des reportings en anglais ou participer à des conférences téléphoniques avec les directeurs financiers des sociétés mères… et bien sûr, tout se déroulait en anglais.

J’avais donc l’habitude d’utiliser l’anglais mais pas au quotidien. C’est d’ailleurs pour consolider mon anglais professionnel que je souhaitais partir travailler à l’étranger. Mais même en pratiquant déjà un peu l’anglais, j’étais à la fois anxieuse et excitée d’avoir l’opportunité de travailler dans une autre langue et dans un autre pays.

Comment s’est passé le contact avec le cabinet au sein duquel vous allez passer plusieurs mois ?

En Malaisie, je n’étais pas en cabinet mais en entreprise. J’ai donc fait d’une pierre deux coups avec cette expérience et j’ai allié les deux possibilités offertes aux stagiaires : une année en entreprise et à l’étranger.

Comme je l’ai expliqué précédemment, j’ai directement été contacté par un Français travaillant à Kuala Lumpur. Etant diplômé d’expertise-comptable, il connaissait bien le principe du stage et souhaitait embaucher des stagiaires français afin d’avoir un appui technique pour les sociétés françaises dont il était en charge dans le CSP (centre de services partagés) d’un grand groupe multinational. J’ai d’abord passé un entretien téléphonique avec cette personne, puis avec la directrice financière France qui travaille à Paris.

Et d’un point de vue pratique, comment avez-vous géré votre départ ?

Avant de commencer à chercher un poste à l’étranger, j’avais contacté l’Ordre de Paris qui gère les stagiaires EC internationaux pour savoir quelles étaient les modalités et contraintes pour réaliser son stage à l’étranger et en entreprise. Quand mon départ a été confirmé, il a fallu faire les démarches de changement de maître de stage, compléter les fiches d’activité et de formations réalisées dans le cabinet en France. J’ai également dû fournir des documents pour l’obtention de mon visa pour la Malaisie. Cependant, les formalités pour le stage ont été assez simples dans l’ensemble car j’ai eu la chance d’avoir le temps de finir les formations présentielles de troisième année avant de quitter la France et je n’ai donc pas eu besoin de faire transférer mon dossier à l’Ordre de Paris pour les mois restants et c’est l’Ordre de Rhône-Alpes qui a géré mon dossier jusqu'à l’obtention de mon attestation de fin de stage.

Que vous a apporté cette expérience ?

Sur un plan professionnel, cette année à l’étranger m’a bien sûr permis de pratiquer mon anglais dans un milieu professionnel et d’apprendre tout le vocabulaire spécifique à notre profession mais aussi de découvrir l’organisation d’un CSP à l’étranger, avec ses avantages et ses inconvénients.

Mais cette année a surtout été enrichissante au niveau personnel : en effet, nous étions tous de nationalités différentes au sein du CSP. Dans l’équipe dont je faisais partie, nous étions seulement une dizaine de personnes et déjà de cinq nationalités différentes ! Cela m’a permis d’échanger sur des sujets aussi bien personnels que professionnels avec des personnes d’horizons différents. De plus, le fait d’être à Kuala Lumpur m’a bien sûr permis de voyager en Asie et de découvrir des pays comme Singapour, la Thaïlande, l’Indonésie…