Rencontre avec Nina Camatta Présidente de Femmes & Finance | CJEC

Rencontre avec Nina Camatta Présidente de Femmes & Finance

 

Données Partagées : Nina Camatta, vous venez de prendre la présidence de Femmes & Finance. Pouvez-vous nous présenter ce réseau ?

NC : Le réseau Femmes & Finance a été fondé en 1983 par et pour des femmes travaillant dans le secteur de la finance. Organisé en « club exclusif » l’objectif de ce réseau est notamment de fédérer et soutenir les femmes dans la conduite de leur carrière, d’œuvrer en faveur de leur représentativité. Réseau professionnel à part entière, c’est l’un des premiers réseaux féminins dans ce secteur et qui, outre son aspect pluridisciplinaire, est aussi intergénérationnel.

DP : Quel est le profil des adhérents de Femmes & Finances ?

NC : Le profil des adhérentes de Femmes & Finance est celui d’exercer une activité dans le secteur de la finance, au sens large. La cible est celle de profils à hauts potentiels, avec un niveau de technicité élevé, tout comme la position dans la hiérarchie. Beaucoup d’anciennes adhérentes sont des pionnières dans leur domaine. La répartition est d’environ un quart en provenance du secteur bancaire, un quart en contrôle (audit, comptabilité, contrôle interne), le reste se répartissant entre de nombreux secteurs (droit, assurance, finance d’entreprise, autorité de tutelle, etc.). Les experts-comptables et commissaires aux comptes ont un profil idéal pour intégrer un tel réseau, ce d’autant plus que son caractère interprofessionnel constitue une réelle opportunité de développement de leur propre réseau professionnel et ainsi leur activité. 

DP : Depuis votre arrivée à la présidence, vous avez impulsé une nouvelle gouvernance. Pouvez-vous nous en donner les grandes lignes ?-           

NC : Depuis sa création le réseau Femmes & Finance, positionné en tant que « Club exclusif », a toujours privilégié la confidentialité, sans communication, avec un recrutement par cooptation. Ce qui lui assurait une distinction par rapport à d’autres réseaux, tout comme une discrétion dans leur composition. Aujourd’hui le réseau, Femmes & Finance doit faire face à de nouveaux enjeux est amené, tout en veillant à conserver ses fondamentaux, à s’ouvrir et se dynamiser. Utiliser des codes actuels, ce tout en gardant l’esprit « club privé ».  Ainsi, par exemple, l’ouverture à d’autres réseaux professionnels et la communication via internet, notamment par une présence sur les réseaux sociaux, sont non seulement nécessaires mais surtout en phase avec les nouveaux usages.

Moderniser ce réseau tout en conservant ses fondamentaux et ses caractères distinctifs : tel est le principal challenge de cette nouvelle gouvernance.

DP / Q4 : Dans la pratique, comment ces objectifs se traduisent-ils ?

NC : Pour dynamiser le réseau, les premières actions ont porté sur l’élaboration d’un nouveau site internet, doté un accès privé pour remplacer l’annuaire jusque là édité sur papier, ainsi que l’initialisation d’une présence sur les réseaux sociaux.

Le dynamisme de Femmes & finance se caractérise aussi par ses évènements : les dîners trimestriels organisés dans des restaurants chics autour d’un invité ou plus simplement via des afterworks. Les thématiques traitées à l’occasion de ces rendez-vous portent sur des sujets ayant attrait à la finance, technique ou plus généraliste.

En effet hormis le développement de leur réseau, ce dans un cadre bienveillant, les adhérentes sont en attente de contenus professionnels.

DP  : Lorsque vous étiez élue du CJEC, vous avez initié les premiers événements « Interpro au féminin » ? Vous avez poursuivi ce même type d’actions dans votre activité syndicale et aujourd’hui vous affirmez encore plus votre positionnement au sein du réseau Femmes & Finances. En quoi l’interprofessionnalité est-elle indispensable à vos yeux ? Et quelle est la valeur ajoutée de la dimension féminine ?

NC : La création du réseau interprofessionnel « L’Interpro Au Féminin » avec le CJEC Paris Idf et l’ACE-JA Paris a été l’une de mes premières actions de promotion de l’interprofessionnalité.

Politiquement, au sein de nos professions respectives, cette démarche aurait pu être mal perçue. Mais face au succès immédiat, l’année suivant a suivi la création du réseau mixte« L’Interpro ». S’en sont suivis des événements réguliers, dont des soirées networking et des séminaires sur la création de cabinet.

Dans tout domaine, l’interprofessionnalité est autant facteur de développement que porteur d’innovations pour accompagner les clients. La profession du chiffre se trouve au centre de nombre de disciplines qui accompagnent les entreprises. Ce positionnement privilégié constitue une réelle opportunité à saisir. Ainsi à bien des égards l’interprofessionnalité est un mécanisme indispensable pour exercer et développer sa profession, innover, apporter des solutions répondant aux besoins de nos clients.

La valeur ajoutée de la dimension féminine, dans un contexte interprofessionnel, tient au rapprochement de professionnelles qui peuvent se reconnaître via les spécificités de leurs carrières féminines, en faire une force pour avancer ensemble. Rajouter une dimension féminine dans un réseau, c’est apporter plus de compréhension, bienveillance et aide dont tout le monde a besoin. Et notamment les femmes pour renforcer la confiance en soi.

 

DP : Vous avez été élue du CJEC. Quels conseils donneriez-vous aujourd’hui à une jeune femme qui entre dans la profession ?

 

NC : En tant qu’ancienne élue du CJEC, mais aussi en tant que femme et entrepreneure, au sein de notre belle profession du chiffre, j’ai un seul conseil à donner à tout jeune professionnel : prendre sa place.  Au sein de sa profession, son réseau, son écosystème entrepreneurial et interprofessionnel. Avoir l’audace d’être soi, développer son propre leadership, oser. En résumé se positionner entrepreneur, assumer sa posture, pour s’épanouir dans sa carrière comme dans sa vie personnelle. Ce qui passe aussi par l’engagement, auprès notamment des instances professionnelles, des réseaux d’entrepreneurs, ou pour toute cause. Mon engagement auprès du CJEC a été déterminant dans la construction de mon identité entrepreneuriale. 

 

 

 

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